Journal d’une résidence d’architecture à Sauveterre-de-Guyenne

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L'ENTRETIEN n°1/5

Rédigé par Manon Ravel / 09 septembre 2020 / Aucun commentaire


Marie et Manon, deux nouvelles résidentes à Sauveterre-de-Guyenne.


Alix - Manon, pourriez-vous vous présenter aux Sauveterriens ?

Manon - J’ai grandi dans l’Aveyron, à Rodez. Architecte, j’ai complété ma formation par des études de scénographie. À Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, j’ai monté, avec deux associées, l’atelier "soplo" avec lequel nous concevons notamment des scénographies pour des expositions.


Alix - Pouvez-vous définir la scénographie en quelques mots ?

Manon - Nous l’entendons, au sein de soplo, comme la production d’un récit accompagnant l’aménagement d’un espace. En ce sens, la scénographie a une proximité immédiate avec l’architecture.


Alix - Marie, est-ce que vous pourriez vous présenter ?

Marie - J’ai grandi en Lorraine, dans une ancienne ville minière. Pour poursuivre mes études de théorie et de pratique littéraires, je suis montée à Paris. Les courts textes que j’écris germent lors de rencontres avec d’autres écrivains (publication en revue, écriture à quatre mains...) ou dans le cadre d’une collaboration avec un autre artiste (musicien, peintre, sculpteur ou architecte). Je partage mon expérience lors d’ateliers d’écriture au sein d’hôpitaux, de musées, de centres sociaux, de médiathèques, d’établissements scolaires ou de théâtres.


Alix - Quelles sont les multiples raisons qui vous ont donné envie de travailler ensemble ?

Manon - Nous nous sommes rencontrées à Saint-Denis, là où nous habitons. Au cœur de nos deux approches, se situe, il me semble, le désir de constituer un récit, de faire sens : Marie sait en composer les mots, nous, nous savons le mettre en espace.

Marie - Nous souhaitons également, toutes deux, continuer à penser notre travail dans le cadre de créations participatives : nous concevons notre travail avec et pour un public. À Sauveterre, notre collaboration aura pour objectif de rassembler les récits présents, de les agencer et de semer quelques graines pour inspirer un futur pensé en commun.

 

Propos recueillis par Alix Rampazzo, journaliste localière en Seine-Saint-Denis.

 

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